Contrôles Atmosphériques hygiène du Bâtiment



Contrôles atmosphériques - RISQUE AMIANTE

En cas de présence de flocages, de calorifugeages ou de faux plafonds, le professionnel vérifie l'état de conservation des matériaux et produits en fonction d'une grille d'évaluation défini par arrêté. En fonction du résultat une analyse d'air doit être effectuée :

 

Si le niveau d'empoussièrement est inférieur à 5 fibres/litre, procéder à un contrôle périodique de l'état de conservation des flocages et des calorifugeages dans un délai maximal de 3 ans à compter de la date à laquelle leur sont remis les résultats du contrôle ;
Si le niveau est supérieur à 5 fibres/litre, procéder à des travaux de confinement ou de retrait de l'amiante, qui doivent être achevés dans un délai de 36 mois à compter de la date à laquelle lui sont remis les résultats du contrôle.
Pendant, la période précédant les travaux, les mesures conservatoires appropriées doivent être mises en oeuvre afin de réduire l'exposition des occupants et de la maintenir au niveau le plus bas possible, et dans tous les cas à un niveau d'empoussièrement inférieur à 5 fibres/litre.
Les mesures conservatoires ne doivent conduire à aucune sollicitation des matériaux et produits concernés par les travaux.


Contrôle des travaux

A la suite des travaux exécutés en cas de présence d'amiante, le propriétaire fait procéder à un examen visuel par un contrôleur technique ou un technicien de la construction de l'état des surfaces traitées et à une mesure du niveau d'empoussièrement après démantèlement du dispositif de confinement.

Le niveau d'empoussièrement doit être inférieur ou égal à 5 fibres/litre. Si les travaux ne conduisent pas au retrait total des flocages, calorifugeages et faux plafonds, le propriétaire doit faire procéder à un nouveau contrôle périodique de l'état de conservation dans un délai de 3 ans, à compter de la date à laquelle leur sont remis les résultats du contrôle ou à l'occasion de toute modification substantielle de l'ouvrage ou de son usage.

Code du travail - Mesures d'empoussièrement

En cas de présence de matériaux contenant de l’amiante (toiture en fibro-ciment, dalles de sol, etc), l’article art.L230 -2 du code du travail stipule de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique des travailleurs de votre établissement, .....
La  solution pour répondre efficacement à cet article du code du travail et de réaliser une mesure d'empoussièrement qui déterminera le nombre de fibre d'amiante dans l'air. Le rapport d'esssai qui vous est remis peut être présenté à l'inspection du travail.

 

atmosphériques - FIBRES CERAMIQUES REFRACTAIRES (FCR)

le décret du 26/10/2007 n° 2007-1539 sur les agents chimiques dangereux, dont les FCR, modifie l'article R.231-58 du Code du travail fixant la valeur limite d'exposition à 0.1 fibre par cm3 sur 8 heures de travail . L' arrêté du 26/10/2007 (J.O. n° 251 du 28/10/2007) sur la méthodologie de prélèvement et de comptages des FCR impose, lui, le prélèvement individuel et le comptage des fibres céramiques réfractaires suivant la norme AFNOR XP X 43-269 " Qualité de l'air. - Air des lieux de travail. - Détermination de la concentration en nombre de fibres par microscopie optique en contraste de phase. - Méthode du filtre à membrane " de mars 2002. Le décret n°2007-1539 du 26 Octobre 2007, applicable également aux FCR, impose que les prélèvements soient faits dans la "zone de respiration" de l'opérateur.


Les fibres céramiques, c'est quoi ?

Les fibres céramiques réfractaires sont des fibres conçues pour des applications dépassant 800°C et produites en Europe depuis la fin des années 60 . Il existe en France plusieurs usines de fabrication en particulier dans la région de St Etienne. Le marché est essentiellement tenu par deux firmes américaines Unifrax (autrefois St Gobain qui commercialisait ces fibres sous le nom de Kerlane) et Thermal Ceramics. Les appellations commerciales sont trop nombreuses pour être fournies ici. On les trouve dans un document de l'INRS (1) de 2003 qui peut-être utilisé comme document de référence pour l'information des CHSCT et des travailleurs exposés, population évaluée entre 15 000 et 20 000 personnes.

Les fibres sont commercialisées en vrac ou le plus souvent en matelas, nappes, feutres, papiers, panneaux, mortiers, colles, bétons, textiles (tresses, tissus, bourrelets, etc.). Elles sont de nature vitreuse, c'est-à-dire non cristallisée ,leur composition chimique faisant essentiellement apparaître silice et alumine à égalité dans les FCR " classiques ".

Au-delà de 1000°C, très lentement, les fibres céramiques, vitreuses, cristallisent pour donner de la mullite et surtout de la cristobalite, une variété de silice cristalline extrêmement toxique. Cette dévitrification est d'autant plus rapide que la température est plus élevée.

A la différence des laines minérales classiques (laine de verre, de roche, de laitier) utilisables -selon la composition- soit jusqu'à 400°C soit jusqu'à 800°C, les fibres céramiques résistent bien jusqu'à une température un peu supérieure à 1200°C. Pour les températures plus élevées, jusque vers 1400°C les utilisateurs doivent recourir à des fibres céramiques réfractaires contenant de la zircone (oxyde de zirconium), plus chères (FCR-zircone).

LES DOMAINES D'UTILISATION DES FIBRES CERAMIQUES

Les fibres céramiques réfractaires sont principalement utilisées dans des applications industrielles pour l'isolation thermique de fours industriels , de hauts fourneaux, de moules de fonderies, de tuyauteries, de câbles, pour la fabrication de joints, mais également dans des applications automobiles et aéronautiques et dans la protection incendie.

Les fibres céramiques réfractaires sortent des usines de fabrication soit en vrac, soit sous forme de nappes. Les nappes peuvent servir de revêtements isolants pour des parois de fours, de réacteurs, de cogénérateurs. Elles sont en général livrées en rouleaux, découpées aux ciseaux ou à l'aide d'outils type cutter, puis positionnées manuellement dans la métallurgie, la chaudronnerie,la tuyauterie et le soudage. Ces nappes sont manipulées et stockées le plus souvent sans aucune précaution, y compris dans des locaux confinés et des magasins .

Les fibres en vrac sont utilisées pour la fabrication de pièces moulées (modules, coquilles), de panneaux, de cartons, de feuilles ou de mastics. Ces fabrications se font en général en milieu humide, les fibres sont incorporées aux autres composants dans des appareils type mélangeurs ou pulpeurs, puis mises en forme par laminage ou compression dans des moules. Les opérateurs peuvent être exposés aux fibres lors du chargement des appareils, de la manipulation des sacs de fibres, y compris des sacs vides, et lors du nettoyage des appareils. Une fois secs, les panneaux, les feuilles ou les pièces peuvent être découpés, ébavurés et manutentionnés, ce qui peut aussi exposer les ouvriers concernés.

A signaler que certains pré- mélanges peuvent être réalisés à sec, comme dans le cas de la fabrication des matériaux de friction.

Les fibres en vrac sont aussi utilisées pour la fabrication de fils et de tissus. Dans ce cas, elles sont cardées, puis tressées et bobinées. Les fils obtenus peuvent ensuite être repris pour la fabrication de bourrelets ou tissés, pour la fabrication des tissus qui seront mis en œuvre ultérieurement. L'exposition des opérateurs est possible à tous les stades de ces fabrications.

Les pièces ou les matériaux issus de ces premières transformations des fibres, comme les panneaux, les feuilles, les cordonnets, les tresses, sont ensuite usinés, ces diverses opérations libérant des fibres (par exemple : le sciage, la découpe, le fraisage, le rainurage, le perçage). Ces travaux produisent aussi des déchets dont la manipulation et le transport sont des sources d'exposition potentielle aux fibres céramiques.

 dIAGNOSTIC  eau : faites des economies avec syst&eau

 

Connaissez-vous votre installation sanitaire ?

Connaître son réseau d’eau est la première étape pour maîtriser et améliorer sa consommation d’eau. Syst§Eau se déplace chez vous pour dresser un diagnostic complet des réseaux d’eau et proposer des solutions personnalisées. 

A qui est destiné le Diagnostic Syst§Eau ?

Syst§Eau s’adresse aux propriétaires, locataires pour leur fournir une connaissance précise sur l’état réel des installations. Pour les bailleurs, cette connaissance s’étend à l’intégralité de leur patrimoine y compris dans les parties privatives. Ce service est également conçu pour les syndics de copropriété, particulièrement pour l’entretien des parties communes. Un mauvais entretien ou un vice de construction de ces parties communes provoquant un dégât des eaux peut entraîner la responsabilité du syndic à l’égard de chacun des copropriétaires, en cas de dommage aux parties privatives.Le diagnostic Syst§Eau répond également aux besoins des communes, des hôtels, des différents établissements recevant du public. 

Les pertes liées au réseau d’eau

Il faut savoir qu’un robinet qui goutte consomme 4 litres par heure, soit un coût de 100€/an, une chasse d’eau qui fuit perd jusqu’à 20 litres/heure soit une perte de 520€/an.Un réseau d’eau mal conçu, mal entretenu favorise le développement de bactéries dangereuses telles que les légionelles, contribue également à l’apparition du calcaire.De plus, l’entartrage des appareils a un impact financier en termes d’énergie et de consommation. 1 mm d’épaisseur de calcaire augmente la consommation de 280 KWh/an soit plus de 26€ de coût supplémentaire.3 mm d’épaisseur de calcaire entraîne une hausse de 1900 KWh/an, ce qui donne + 70€/an. 

Le diagnostic Syst§Eau : une solution simple et efficace

Le diagnostic permet de dresser un état des lieux complet des réseaux privatifs et communs du bien immobilier, de recenser les appareils sanitaires installés et les usages, de prévenir les risques de fuites, de dégâts des eaux.Il s’agit de contrôler l’étanchéité, la conception de la tuyauterie, les raccordements des appareils, la ventilation et la qualité de l’eau.Ce diagnostic est totalement neutre et indépendant des entreprises de plomberie donc impartial. Son coût varie en fonction du nombre de points d’eau. Des réponses pratiquesSyst§Eau fournit un rapport comportant les anomalies rencontrées sur l’installation sanitaire et comment les résoudre. Le technicien offre également un petit guide pratique à utiliser au quotidien. Mais il donne également des conseils sur l’installation, sur les appareils et enseigne les bons gestes à faire. 

Des bénéfices concrets

La bonne connaissance de son réseau d’eau permet de faire des économies immédiates en terme de consommation (-20 %), des économies indirectes en terme de maintenance et d’assurance. Elle permet de se prémunir contre les interventions coûteuses et disproportionnées de certains professionnels. Elle offre aussi la possibilité d’optimiser le réglage des appareils selon l’utilisation, l’installation. Elle permet en cas de vente ou d’achat d’un bien de faire une estimation des travaux à réaliser.

 

Des témoignages

 M.JAGOLICZ et Mme DORLHENE ont fait appel au diagnostic Syst§Eau pour leurs appartements en location au « GAIRARD II » à Bandol :

M JAGOLICZ : « Ce diagnostic est très professionnel, très complet. Il m’a apporté des solutions simples et adaptées pour faire face à ma problématique ».

Mme DORLHENE : « Ce diagnostic m’a permis de régler mon lave vaisselle et mon lave linge, je consomme moins d’eau, de lessive et de produits nettoyants. J’en ai parlé autour de moi ». 

M et Mme PAPILLON également propriétaire au « GAIRARD II » ont commandé un diagnostic de leur réseau d’eau.« Syst§Eau est une entreprise de professionnels, son technicien nous a fourni un rapport détaillé de notre installation et un guide de prévention très pratique. Il a pris le temps de nous fournir des explications claires et des conseils. A la suite de ce diagnostic, nous avons appliqué les recommandations et nous avons constaté une baisse sur notre facture ». 

A propos de Syst§Eau

Syst§Eau est une jeune entreprise innovante, créée en 2007 par Philippe Bertholino ancien plombier chauffagiste. Elle est soutenue par la région PACA, l’Incubateur PACA Est, Toulon Var Technologie. Cette société a pour origine une réflexion sur un thème « l’innovation pour une meilleure gestion de l’eau ».La préservation de l’environnement, la gestion efficace de cette ressource naturelle de plus en plus rare qu’est devenue l’eau, sont des sujets qui tiennent particulièrement à cœur à ce chef d’entreprise.Il met ainsi tout son savoir et toute son expérience dans ce combat. 

Partageons nos idées

Syst§Eau est à l’écoute de vos idées et vos désirs pour mener à bien des actions et agir sur une meilleure gestion de l’eau.

 

N’hésitez pas à les contacter pour avoir plus de renseignements ou obtenir des conseils par téléphone au :

 

                                          06 09 11 66 86 ou par internet   philippe.bertholino@syst-eau.eu

 

PRELEVEMENTS / ANALYSES DE L'EAU

Cette fiche a été rédigée par l’équipe technique du RéFEA
Les études de qualité des eaux naturelles comportent trois étapes :

l'échantillonnage,
l'analyse,
l'interprétation.

L'échantillonnage est primordial car il conditionne la pertinence de l'analyse. Il doit être de qualité mais également représentatif de ce que l'on veut analyser.
Les échantillons d'eau doivent être prélevés dans des récipients propres, rincés plusieurs fois avec l'eau à analyser, puis fermés hermétiquement sans laisser de bulles d'air dans le flacon.

Matériau de flaconnage

La nature du matériau du récipient de prélèvement est importante, car celui-ci ne doit pas entrer en réaction avec l'eau à analyser => Passage en solution d'éléments chimiques entrant dans la composition du flacon ou fixation de certains ions de l'eau sur les parois du récipient… Le matériau idéal n'existe pas et l'emploi de tel produit plutôt que tel autre dépend de la nature des éléments à doser :

le quartz est le matériau le plus adapté pour la bonne conservation des échantillons mais s'avère très fragile ;
le verre et le Pyrex peuvent être employés sans problème pour le dosage des ions majeurs. Cependant des oligo-éléments peuvent passer en solution dans l'eau (silice du verre et bore du Pyrex) ;
le polyéthylène est souvent recommandé pour tout échantillonnage, surtout pour les prélèvements en vue de mesures d'éléments radioactifs. Relativement poreux vis-à-vis des gaz, on lui préfère cependant le verre pour le prélèvement et la conservation des eaux fortement chargées en gaz (la diffusion est cependant assez lente). Les sachets de prélèvement en polyvinyle présentent l'avantage de ne servir qu'une seule fois, mai ils ont l'inconvénient de libérer du chlore si ces sachets restent trop longtemps exposés à la lumière.
Modifications possibles de l'échantillon

Le fait de prélever un échantillon d'eau et de le séparer de son milieu naturel entraîne des modifications plus ou moins importantes selon les paramètres. Certains peuvent être considérés comme stables à l'échelle de temps à laquelle on travaille, mais d'autres varient très rapidement : la température, la conductivité, le pH et les gaz dissous, enfin les nitrates et les sulfates.

Une variation de température entraîne une modification des constantes d'équilibres des éléments en suspension. Pour établir de nouveaux équilibres à la nouvelle température ambiante, diverses réactions chimiques se produisent qui peuvent entraîner la précipitation de sels, favoriser la mise en solution de gaz… Toutefois, une température basse (environ 4°C) bloque l'évolution des réactions.

La mise en contact avec l'air et la décompression sont également responsable de changements au sein de la solution.

Chaque espèce ionique participe à la conductivité totale d'une solution. Aussi, toute modification des équilibres chimiques, donc des proportions relatives des éléments dissous, entraîne un changement de conductivité. Le CO2 en solution tend d'autant plus à s'échapper que la température de l'eau est plus élevée. Un départ de CO2 peut provoquer la précipitation de carbonate, qui à son tour modifie le pH. Les nitrates et les sulfates peuvent être réduits par l'activité bactérienne.

Représentativité des échantillons

Puits et forages
Un prélèvement effectué sur une eau ayant longtemps stagné n'est pas représentatif de la nappe. En effet, l'eau a subi l'influence du matériau de tubage et des éléments extérieurs (pollution, pluie…). Pour obtenir un échantillon moyen de l'horizon capté, il est nécessaire de pomper suffisamment longtemps pour renouveler l'eau contenue dans le tubage / cuvelage. Si l'ouvrage capte plusieurs horizons aquifères, l'échantillon sera un mélange des différentes eaux, dont les proportions sont directement liées aux transmissivités des différents niveaux. Pour obtenir des échantillons ponctuels à différentes profondeurs, il est possible d'utiliser des récipients lestés et munis d'un système de fermeture actionnable depuis la surface (hydrocapteurs). Pour limiter le brassage de l'eau lors de la prise d'échantillon, il est recommandé d'utiliser des hydrocapteurs dont le diamètre est très inférieur à celui du forage et de les manipuler avec une extrême lenteur. L'utilisation d'hydrocapteurs descendus en positions ouverte permet de les rincer au fur et à mesure de leur descente.

Eaux superficielles
Les prélèvements doivent être effectués de façon à éviter au maximum les effets de bords (oxygénation trop très de la surface, mise en suspension des matières solides trop près du fond, eau stagnante trop près des rives…). Il peut être nécessaire de constituer un échantillon " moyen " en mêlant plusieurs prélèvements effectués en divers points d'une section de rivière, afin de mieux connaître la chimie moyenne de l'eau sur un section donnée. En revanche, il est indispensable d'effectuer différents prélèvements dans l'espace et dans le temps et de les traiter séparément pour étudier le fonctionnement d'une mare.

 

Mesures in situ

La température, le pH, la conductivité, l'alcalinité et l'oxygène dissous doivent être mesurés in situ. En effet, ces paramètres sont très sensibles aux conditions de milieu et susceptible de varier dans des proportions importantes s'ils ne sont pas mesurés sur site.

L'idéal est d'effectuer les mesures en continu (sauf l'alcalinité qui se mesure par titration), en plein courant s'il s'agit d'une rivière, ou dans un seau placé au refoulement de la pompe s'il s'agit d'eau souterraine. Il faut veiller à ne pas aérer l'eau (risque de précipitation d'éléments en solution, oxygénation…).

Méthodes d'analyse.

Les matériels et méthodes utilisables sur le terrain sont présentés dans le tableau ci-dessous :

Tableau 1 : matériels et méthodes d'analyse de l'eau sur le terrain (source : DROUART Eric, VOUILLAMOZ Jean-Michel, Alimentation en eau potable des populations menacées,
Action contre la faim, Hermann éditeurs, 1999, paris)

Paramètre
 Mesure par sonde portative électrochimique
 Photométrie (spectrométrie)
 Titration ou colorimétrie

Les méthodes évoquées dans le tableau ci-dessus correspondent à l'emploi de matériel léger et relativement convivial. Il faut cependant garder en mémoire le fait que :

les analyses réalisées par colorimétrie et interprétées visuellement ne sont pas très précises ;
les analyses faites par ionométrie, requérant l'emploi de sonde spécifique, sont simples à mettre en œuvre, mais les sondes sont fragiles et de durée de vie limitée (environ un an et onéreuses) ;
pour obtenir des analyses précises des éléments " majeurs ", il est recommandé de s'adresser à un laboratoire, ce qui ne représente pas un coût excessif. De plus, cela permet de valider les analyses réalisées par l'équipement de terrain, qui pourra, le cas échéant, être utilisé de façon plus routinière ;
l'utilisation de bandelette pour la mesure du pH donne des résultats approximatifs.
 

Eléments d'interprétation

Eaux souterraines.
La caractérisation des eaux souterraines concerne essentiellement l'analyse des paramètres de base (pH, température et conductivité) des ions majeurs et d'éventuels éléments traces. Les analyses des isotopes ne sont pas évoquées ici.

La conductivité, la température et le pH permettent de définir les caractéristiques fondamentales de l'eau. La recherche des contrastes de ces paramètres entre différents points de mesures facilite la mise en évidence de zones d'alimentation, de pollution ou de géologie différente.

Eaux de surface.
Le pH, la conductivité, l'oxygène dissous, la température et la turbidité sont mesurés in situ. Ils permettent une première estimation de la qualité du milieu.

Les phosphates, l'ammoniac, les nitrates et le fer permettent d'apprécier l'impact de rejets polluants. Les analyses bactériologiques confirment, en général, la pollution microbienne de ces eaux de surface et permettent d'en fixer l'importance.

Les indices biologiques sont surtout intéressants pour les eaux courantes. Les périodes et les stations d'études doivent être choisies pour cerner au mieux la variabilité spatiale et temporelle de la qualité du milieu (cf. paragraphe relatif à l'échantillonnage).

 



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